Des youtubeurs de la communauté LGBT ont noté que YouTube filtrait certains contenus via le mode restreint. Certaines vidéos diffusées par et pour la communauté LGBT (contenant souvent les termes «lesbienne» ou «bisexuel») seraient ainsi considérées par la plateforme comme étant «inappropriées» ou «susceptibles de choquer»…

L’un de ces youtubeurs, Tyler Oakley, a dénoncé ces agissements après avoir remarqué que l’une de ses vidéos avait été bloquée :«Bloquer les créateurs et les contenus LGBTQ est dangereux, c’est tout».

YouTube a répondu à la polémique sur Twitter, le 19 mars.

« Nous sommes fiers de représenter les voix de personnes LGBTQ+ sur notre plateforme. Elles font parties de ce que YouTube est.

L’intention derrière le mode restreint est que le petit nombre d’utilisateurs qui souhaitent une expérience avec plus de limites puisse filtrer nos contenus « pour adultes ».

Les vidéos LGBTQ+ restent disponibles, mais celles qui parlent de sujet plus sensibles ne le sont peut-être pas. Nous sommes désolés que ça ait créé la confusion. »

Le porte-parole de YouTube France nous le confirme bien : selon lui, il n’est pas question d’homophobie ou de transphobie.

« On essaie de suivre le règlement de la communauté YouTube pour que la plateforme soit la plus conviviale possible pour tout le monde. Certains cas sont simples, d’autres demandent plus de réflexion…Dans tous les cas, une vidéo LGBT peut tout à fait rester visible aux yeux de toutes, et certaines le sont toujours. »

Comme le souligne le HuffingtonPost, les vidéos à thèmes LGBT ne sont pas les seules visées par ces restrictions. Certains clips musicaux ou dédiés aux jeux vidéo disparaissent sans explication logique.

Cette nouvelle survient quelques jours après que le gouvernement britannique ait annoncé le retrait temporaire de ses publicités sur YouTube en réaction à une enquête menée par le quotidien britannique The Times.

L’article en question a démontré que par les placements publicitaires de leur gouvernement, les contribuables ont financé à leur insu des créateurs de contenus ayant des vidéos aux propos jugés haineux, extrémistes, et parfois même à des groupes terroristes.

À noter que d’autres entreprises, dont Audi, la BBC, Channel 4, McDonald’s, et The Guardian, ont également retiré leur publicité de YouTube pour les mêmes préoccupations.

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