A la suite d’une recrudescence de l’homophobie, la classe politique est interpellée pour assurer la protection des minorités sexuelles.


Un vent d’indignation traverse les Pays-Bas après de nouvelles agressions homophobes ayant récemment défrayé la chronique. En dépit d’avoir été le premier pays au monde à légaliser le mariage gay en 2001, le royaume connaît une recrudescence d’actes violents ou malveillants envers les lgbt.

Alors que 400 plaintes pour homophobie avaient été enregistrées en 2009 auprès des services de police, ce nombre est passé à 1600 en 2015.

« Le nombre de condamnations effectives est resté minime et elles se réduisent souvent à des peines de travaux d’intérêt général », déplore Tanja, Ineke, présidente de la COC, l’organisation représentative des minorités sexuelles aux Pays-Bas.

Les Pays-Bas indignés par la recrudescence de l’homophobie
Les Pays-Bas indignés par la recrudescence de l’homophobie

Montant au créneau, la COC vient d’ailleurs d’interpeller à ce sujet l’ensemble des partis appelés à former la prochaine coalition.

La COC appelle à la mise en place d’une coopération entre les services de police et de la justice pour traquer ces délinquants. Un alourdissement des peines encourues apparaît aussi nécessaire pour dissuader les passages à l’acte. Enfin, la COC prône une meilleure sensibilisation de la diversité sexuelle dans les établissements scolaires.

En signe de solidarité aux récents événements, nombre de personnalités, dont des politiciens comme le ministre des Finances et président de l’Eurogroupe, Jereon Dijsselbloem, sont apparus ces derniers jours en public en compagnie de collègues masculins marchant main dans la main.

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