En marche! veut la PMA pour toutes les femmes, selon son porte-parole
En marche! veut la PMA pour toutes les femmes, selon son porte-parole

En marche!, le mouvement d’Emmanuel Macron, veut la procréation médicalement assistée (PMA) pour « toutes les femmes », quand elle est aujourd’hui interdite aux mères célibataires et aux couples lesbiens, a annoncé mercredi son porte-parole Benjamin Griveaux.

« Nous ouvrirons la #PMA à toutes les femmes et combattrons l’#homophobie du quotidien grâce à des tests aléatoires au travail », a tweeté Benjamin Griveaux à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie.

Le candidat Emmanuel Macron, dans un courrier aux associations LGBT daté du 16 avril, s’était montré plus prudent vis-à-vis de cette question extrêmement polarisante.

« J’attendrai que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ait rendu son avis, prévu pour la fin du printemps 2017, pour pouvoir construire un consensus le plus large possible », avait-il expliqué, tout en se disant « favorable » à une loi ouvrant la PMA « aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires ».

En marche! veut la PMA pour toutes les femmes, selon son porte-parole
En marche! veut la PMA pour toutes les femmes, selon son porte-parole

La PMA pour toutes les femmes, promise par François Hollande durant la campagne de 2012, n’a jamais été mise en place. Les débats houleux et les manifestations massives liés au mariage pour tous, instauré le 17 mai 2013, ont eu raison de cette mesure réclamée par la communauté LGBT au nom de l’égalité.

La droite conservatrice, et notamment la Manif pour tous, a fait de l’opposition à la PMA pour toutes l’un de leurs principaux chevaux de bataille, au motif qu’un enfant a besoin d’un père et une mère.

La déclaration de Benjamin Griveaux est « prématurée », a estimé Ludovine de la Rochère, la présidente de la Manif pour tous. « Emmanuel Macron a tellement insisté pour rassembler les Français. J’espère que ce n’est qu’un couac », a-t-elle déclaré à l’AFP.

« S’exprimer en faveur de davantage d’égalité pour les homosexuels et notamment les lesbiennes est quelque chose d’appréciable, de rassurant », a réagi Yohann Roszéwitch, conseiller à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

Catherine Michaud, la présidente de Gaylib, une association proche de l’UDI, s’est dite « réservée » sur cette déclaration, s’interrogeant sur la « mise en place » de cette mesure. « Que fera Macron si le CCNE tarde encore, ou si son avis est négatif ? », a-t-elle questionné. Le CCNE, saisi en 2013 sur la PMA, n’a pas tranché depuis quatre ans.

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