La vie rose: Les nouveaux ministres du gouvernement Macron et les sujets LGBT
La vie rose: Les nouveaux ministres du gouvernement Macron et les sujets LGBT

Le nouveau gouvernement compte un certain nombre de ministres gay-friendly, « et en même temps », pour reprendre une expression coutumière de président Macron, quelques personnalités qui ne brillent pas par leur ouverture vis-à-vis des personnes LGBT.

Il est mal aisé de qualifier de façon inivoque la sensibilité du nouvernement aux questions LGBT tant les profils qui les composent sont divers.

S’y côtoient des ministres clairement gay-friendly et des personnalités qui ne brillent pas par leur ouverture vis-à-vis des personnes LGBT, voire ayant eu des positions hostiles au mariage gay ou l’homoparentalité.

Signataire, avec une soixantaine de sportifs, d’un appel en faveur d’Emmanuel Macron entre les deux tours de l’élection présidentielle, Laura Flessel est sans nul doute la ministre la plus engagée en faveur des droits LGBT.

Laura Flessel
Laura Flessel

Désormais pleinement immergée dans le grand bain de la politique comme l’une des représentantes de la société civile dans le gouvernement d’Edouard Philippe, très proche du mouvement sportif, elle présidait jusqu’ici le comité de lutte contre les discriminations dans le sport (homophobie, sexisme, racisme). Elle est également marraine des Gay Games qui auront lieu en 2018 à Paris.

On classera aussi Christophe Castaner, chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement et Mounir Mahjoubi, chargé du Numérique parmi les alliés de la commauté LGBT.

Si le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, disparaît en tant que tel, ce qui n’est pas un bon signal, le secrétariat d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes qui le remplace est confié à Marlène Schiappa, une blogueuse et chroniqueuse féministe, ex-adjointe au maire socialiste du Mans où elle était déléguée à l’Égalité,

Après Marisol Touraine et son profil très politique, c’est une médecin qui prend les rênes du ministère de la Santé : professeur spécialisée en hématologie, enseignante et chercheur, Agnès Buzyn était depuis mars 2016 la présidente de la Haute autorité de santé (HAS). Elle est mariée au spécialiste du sida Yves Lévy, directeur de l’Inserm.

Le « ventre mou » du gouvernement sur les sujets LGBT se compose, outre le Premier ministre lui-même qui s’est abstenu lors du vote de la loi Taubira en 2013 et qui est opoosé à la PMA et la GPA, de Bruno Le Maire, nommé ministre de l’Économie, qui s’est lui aussi abstenu.

Dans le camp de l’opposition nette au mariage gay, on trouve Gérald Darmanin. Nommé ministre de l’Action et des Comptes publics, cet ex-porte parole de Sarkozy, fut longtemps proche collaborateur du député Christian Vanneste, exclu en 2012 de l’UMP après des propos considérés comme homophobes. Il lui avait ravi sa circonscription du Nord.

Il avait voté contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe en 2013. Il qualifiait cette avancée de « néfaste réforme de société ».

Enfin, le maire de Lyon, Gérard Collomb, nommé à l’Intérieur, ne se distingue pas marticulièrement par un positionnement gay-firendly. Cet ex-socialiste est opposé l’ouverture de la PMA et il considère la GPA comme « une véritable industrie du portage d’enfants ».

ECRIRE UNE REPONSE

Veuillez taper votre commentaire
Veuillez indiquer votre nom

12 − deux =