1 jeune LGBT sur 3 pense que son orientation sexuelle le désavantage dans sa carrière
1 jeune LGBT sur 3 pense que son orientation sexuelle le désavantage dans sa carrière

45% des LGBT pensent que les entreprises françaises sont en retard sur leurs voisines européennes.

Alors que le nouveau président élu a fait de la lutte contre la discrimination au travail l’un des objectifs de son quinquennat, une enquête d’opinion réalisée par le Boston Consulting Group auprès de jeunes LGBT devrait replacer ce sujet sensible au cœur du débat public.

Centré sur les perceptions qu’ont les jeunes diplômés LGBT du monde professionnel, ce baromètre révèle qu’un jeune LGBT sur trois continue à considérer le coming out en entreprise comme un désavantage potentiel pour sa carrière.

La moitié des 1636 personnes interrogées avoue également ne pas être sereine à l’idée de répondre à une question de leur manager sur leur couple.

Enfin, 45% des sondés pensent que les entreprises françaises sont en retard sur leurs voisines européennes. Certains secteurs souffrent des clichés qui leur sont associés.

C’est le cas notamment de la finance et de l’industrie, secteurs où les jeunes LGBT sont moins enclin à révéler leur orientation sexuelle. À l’inverse, le secteur public et les médias ou la culture sont très largement perçus comme «gay-friendly».

Le baromètre identifie également les actions que les jeunes attendent en priorité de la part des entreprises.

1 jeune LGBT sur 3 pense que son orientation sexuelle le désavantage dans sa carrière
1 jeune LGBT sur 3 pense que son orientation sexuelle le désavantage dans sa carrière

Selon cette enquête, l’intégration aux valeurs de l’entreprise, la garantie de ne pas avoir à travailler dans un pays hostile aux LGBT, l’égalité dans les avantages entre LGBT et les hétérosexuels, et la signature d’une charte, sont les quatre facteurs les plus importants pour les répondants.

«Il est intéressant de constater que les attentes des étudiants se concentrent sur des actions qui relèvent de la politique de ressources humaines des entreprises», explique le directeur associé senior au BCG.

«Les entreprises peuvent dès aujourd’hui prendre des mesures efficaces pour améliorer leur politique en matière de diversité et d’inclusion, et bon nombres d’entre elles le font déjà. On remarque par exemple que le club des signataires de la Charte d’engagement LGBT de l’Autre Cercle, grandit d’année en année.»

Lancée en 2013 à l’initiative, notamment, de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, la charte d’engagement LGBT a jusqu’à présent été signée par une quarantaine d’entreprises (Monoprix, Total, Orange…).

À travers cette charte, les entreprises s’engagent à mener quatre missions essentielles:

  • créer un environnement inclusif (qui les intègre) pour les collaboratrices et les collaborateurs LGBT
  • veiller à une égalité de droit et de traitement entre tou-te-s les collaboratrices et collaborateurs quelles que soient leur orientation sexuelle et identité sexuelle ou de genre
  • soutenir les collaboratrices et collaborateurs victimes de propos ou d’actes discriminatoires
  • mesurer les avancées et partager les bonnes pratiques pour faire évoluer l’environnement professionnel général.

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