Le Parlement grec a voté mercredi une disposition autorisant le placement d’enfants chez des couples homosexuels liés par un pacte d’union civile, malgré l’opposition de la droite et de l’extrême droite.

L’article a été adopté par 161 députés contre 103, 264 étant présents sur les 300 de la chambre grecque, suite à un vote nominatif exigé par le parti néonazi Aube Dorée.

Dans chaque formation, des parlementaires se sont distancés des positions de leur groupe, mais globalement, l’article a été voté par le parti Syriza de gauche au pouvoir, et l’opposition de centre-gauche. La Nouvelle-Démocratie, la principale formation d’opposition, conservatrice, s’est opposée à cette réforme, également combattue par les néonazis et le parti souverainiste Anel, allié gouvernemental du Syriza.

« C’est un petit pas, de la part d’un gouvernement qui a promis beaucoup plus qu’il n’a tenu », a commenté pour l’AFP Grigoris Vallianatos, vétéran de la cause homosexuelle en Grèce.

Il a rappelé qu’en dépit de promesses faites dans l’opposition, Alexis Tsipras n’avait toujours pas légiféré pour autoriser le mariage homosexuel, ou l’adoption par les couples du même sexe.

Dans le cadre d’une série de réformes sociétales, le gouvernement Syriza-Anel a toutefois étendu aux homosexuels le pacte d’union civile, explicitement réservé aux hétérosexuels depuis sa création en 2008.

« On a coutume de dire que la société grecque est conservatrice, mais finalement on arrive à montrer qu’elle ne l’est pas tant que ça », s’est félicité un autre activiste, Léo Kalovirnas.

Le Parlement a voté cette réforme en adoptant une loi censée faciliter et accélérer les adoptions et placements, dans un pays où la prise en charge publique de l’enfance est notoirement déficiente et où les lenteurs de procédures alimentent un florissant commerce de bébés souvent issus des communautés tziganes balkaniques.

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