Les banderoles LGBT de l’Assemblée nationale dégradées dans la nuit

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L’auteur des dégradations, un militant d’extrême droite et anti LGBT, a été arrêté, selon le président de l’Assemblée, François de Rugy. Une plainte va être déposée.

Après les passages piétons arc-en-ciel du Marais, ce sont les grandes banderoles installées sur l’Assemblée nationale à l’occasion de la « Marche des fiertés » ce samedi à Paris qui ont été vandalisées cette nuit.

Le président de l’Assemblée François de Rugy s’est offusqué sur Twitter de cette nouvelle dégradation envers l’un des symboles pour l’égalité des droits pour les LGBT.

Alors que l’une des banderoles a été déchirée à mi-hauteur, « l’auteur de cet acte de vandalisme a été interpellé. Il se revendique militant d’extrême droite et anti LGBT. L’Assemblée nationale portera plainte dans les plus brefs délais », a également annoncé François de Rugy.

Les banderoles LGBT de l’Assemblée nationale dégradées dans la nuit
Les banderoles LGBT de l’Assemblée nationale dégradées dans la nuit

La veille, le président de l’Assemblée avait partagé une photo des banderoles colorées intactes, côté rue de l’Université. Si certains avaient salué le geste, le choix d’une telle installation, inédite au Palais Bourbon, avait aussi rencontré quelques oppositions, notamment exprimées sur Twitter.

Le député et président du Parti Chrétien-Démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, avait notamment estimé qu’il s’agissait là d’une « provocation scandaleuse du pouvoir macroniste qui fragmente notre société et porte une atteinte inacceptable à l’esprit de notre Constitution qui ne reconnait qu’une seule communauté : la Nation ! NON au communautarisme d’Etat ! ».

Et son ancienne mentor, Christine Boutin, de citer l’arrêt du Conseil d’État n°259806 du 27 juillet 2005 : « Le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques ».

Ce à quoi la Secrétaire d’Etat égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a rétorqué ce samedi : « Ça tombe bien, être LGBT+ n’est en aucun cas une opinion politique, religieuse ou philosophique ! Soutien François de Rugy pour cette formidable initiative et à tout à l’heure pour la #MarcheDesFiertés de Paris ! »

Certains symboles resteront donc après la Gay pride qui conclut ce samedi une « quinzaine des Cultures ». La Marche des fierté partira vers 14h de la Place de la Concorde. L’arrivée est prévue place de la République avec un spectacle et des interventions d’associations de 17 heures à 22 heures.

La marche devrait être silencieuse pendant 3 minutes vers 16h30, pour rendre hommage aux victimes du Sida et à leurs proches.

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